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Missions Etrangères de Paris - Archives

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Archives des Missions Etrangères de Paris
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Contact


Lucie Perrault, responsable des archives
Tél : 01 44 39 10 40
Courriel : archivesmep@gmail.com
Adresse postale : 128 rue du bac, 75341 Paris cedex 07
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Historique


Les Missions étrangères de Paris sont une société de vie apostolique ayant pour but d’évangéliser l’Asie par la fondation d’églises et le développement d’un clergé local sous la juridiction d’évêques.

La Société des Missions Etrangères est née au XVIIème siècle du désir de certains milieux du clergé séculier français de prendre une part active à l’apostolat missionnaire dans les pays lointains et en même temps de la volonté de la papauté de reprendre la direction des missions catholiques, concédée aux rois de Portugal et d’Espagne, lors des grandes explorations maritimes du XVème siècle. Cet enthousiasme pour les missions est stimulé par l’arrivée à Rome, en 1649, du jésuite Alexandre de Rhodes, qui vient plaider pour l’établissement d’évêques au Tonkin et en Cochinchine afin de promouvoir en ces pays le développement d’un clergé indigène, seul capable d’assurer la survie des communautés chrétiennes. En 1653, Alexandre de Rhodes va porter son message en France. Sa plaidoirie pour l’envoi d’évêques en Asie est entendue et remporte un franc succès près du clergé de Paris.

En 1658, le pape Alexandre VII nomme quatre vicaires apostoliques, c’est à dire des évêques sans diocèse dépendant directement du pape : Mgr François de Laval Montmorency est envoyé au Canada, où il va devenir le premier évêque du Québec. Les trois autres partent vers l’Asie. Mgr François Pallu est chargé du Tonkin, Mgr Pierre Lambert de la Motte, de la Cochinchine, Mgr Ignace Cotolendi, des provinces méridionales de la Chine et de la Tartarie. Ils partent en 1660 et 1661.

Tout en continuant leur action missionnaire en Asie, les vicaires apostoliques pensent aussi au recrutement du personnel de la Société des Missions Etrangères. En 1663, ils vont recevoir de l’abbé de Saint-Germain l’autorisation d’ouvrir un séminaire rue du Bac, pour la formation des futurs missionnaires et obtenir du roi Louis XIV l’octroi des lettres patentes, accordant la reconnaissance légale du séminaire.

En 350 ans, les Missions Etrangères de Paris ont contribué à l’évangélisation de nombreux pays d’Extrême-Orient : la Thaïlande, le Vietnam, la Chine, le Cambodge, l’Inde, le Laos, le Japon, la Corée, la Malaisie, Singapour, la Birmanie. Au XXe siècle, elles ont envoyé des prêtres et confesseurs de la foi, dont 23 sont canonisés. Aujourd’hui encore, les Missions Etrangères de Paris continuent de prendre part à l’annonce de la Bonne Nouvelle, en envoyant en Asie et dans l’océan Indien des prêtres missionnaires à vie. Une vingtaine de séminaristes se préparent actuellement à s’engager à leur suite.
Descriptif des fonds


Les archives sont les témoins de l’histoire des Missions étrangères de Paris et contiennent notamment :

- Des documents historiques : décrets de Rome, requêtes pour l’envoi d’évêques en Extrême-Orient, actes royaux, règlement et coutumier du Séminaire des Missions étrangères, etc.
- Les rapports des vicaires apostoliques envoyés aux supérieurs de Paris ou aux procureurs de Macao. Ils concernent la vie des chrétientés, les résultats obtenus, les problèmes à résoudre, les difficultés rencontrées. Une grande importance est attachée aux problèmes matériels, à la gestion des fonds nécessaires à la vie des missions et à la subsistance des missionnaires.
- La correspondance des évêques avec le Saint-Siège, rédigée en latin. Elle détaille les activités apostoliques de chaque diocèse. Les évêques demandent souvent à la Congrégation pour la Propagation de la Foi d’apporter des réponses à des problèmes de doctrine ou à des questions canoniques. Les querelles sur les rites sont souvent évoquées
- Des lettres de missionnaires, qu’ils adressent en général à leurs familles, ou bien aux supérieurs de Paris. Dans ces dernières, les missionnaires parlent bien sûr de leur vie, de leur travail missionnaire ou de leurs besoins financiers, mais très souvent ils décrivent aussi le pays où ils vivent, les événements qui surviennent, les populations qu’ils fréquentent, avec leurs habitudes et leurs traditions, les langues qu’il leur faut apprendre : certains d’entre eux entreprennent la rédaction de grammaires ou de dictionnaires.
Aires géographiques


Asie du Sud-Est et Extrême-Orientale : Inde du sud au Japon
Disciplines


Histoire des missions depuis le XVIIème siècle en Asie
Périodes concernées


1658-XXIème siècle
Mots-clés


Histoire des missions catholiques, Société des Missions étrangères de Paris